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Les industries diverses au pays de Lyons Les sabotiers Les bucherons et charbonniers La boissellerie Gilles Halipré au Roule 1878-1934 Les fardiers Les marchands de bois |
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Les industries diverses au Pays de Lyons
entre 1850 et 1960 Toujours
d’après M.Louis Passy, la forêt de Lyons, vers 1880 , occupait environ
435 bûcherons occupés à l’abattage et au façonnage des bois
et si on y ajoute les ouvriers des diverses fabriques et ateliers,
c’est un effectif total de près d’un millier de travailleurs qui vivait
alors de la forêt. Il était déjà réduit de moitié en 1910 (570 travailleurs). |
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| Les sabotiers Rosay
Infos 94 Dans la seconde moitié du XIXème siècle, une quarantaine de sabotiers du canton exerçaient à domicile, sous licence. Attirés par les forêts de hêtre, ils travaillaient ce bois à la fois dur et cassant pour en faire des sabots à bride, ou des "tinettes" tout en bois. Le sabot était alors le principal moyen de se chausser. Avec
le temps et le progrès, ces entreprises familiales disparurent, les
unes après les autres. Il n'en restait plus qu'une, avant la guerre
de 14-18. Elle était installée, entre le Roule et Villaine dans un atelier
tout en planche à coté de la maison occupée de nos jours par Mr et Mme
Hébert. Maître Lucas, un breton, était le patron. Mr Dumont l’assistait. |
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La
fabrication des sabots
La bûche était alors travaillée avec les outils traditionnels. |
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| Il
fallait entre 3 et 5 heures pour faire la paire qui était vendue aux chalands
ou dans les nombreuses épiceries d'alors. Comme ils avaient tendance à se fendre au séchage, on entourait le coup de pied d'un fil de fer maintenu par deux semences. |
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| Les bûcherons et les charbonniers Durant la seconde guerre mondiale, la forêt de Lyons a vu renaître son rôle antique de ravitailleur en chauffage pour Rouen et Paris: bois de chauffage, bois à gazogène, charbon de bois. La fabrication de traverses de chemin de fer fut menée de manière particulièrement active. Une école pour la formation de traversiers fut même organisée! |
![]() Loge de charbonniers au début du siècle carte postale anonyme en forêt de Lyons |
![]() Fabrication de traverses de chemin de fer (photo des années 40 Assis au fond, le patron Edmond Beauclé. A la coupe sur la traverse, Inacio Costodio, mon regretté voisin qui demeurait au Fol Accard |
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Entre Vilaine et le Roule, Mr Gauthier exerçait l’activité de charbonnier vers 1930. Dans le parc du château, sur les hauteurs près du chemin du Fol Accard, un charbonnier exerçait durant la seconde guerre. La rue des charbonniers à Rosay est un autre témoignage de cette activité au village mais je ne dispose ni de documents ni de témoignages. |
![]() Carte postale vers 1910-1920 : La famille Deshayes,
rue de la République à Rosay. . De
gauche à droite: André Deshayes (1891-1987),
deux employés, Maxime Deshayes
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![]() La famille Deshayes avec son établi de chantier. de gauche à droite: André, son frère Fernand et le père Léopold Deshayes (1864-1950) |
| La
scierie-boissellerie GILLES-HALIPRE 1878-1934 |
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En 1878, un coffretier malletier prend la relève. Il se nomme
Charles Emile GILLES et demeure à Rouen. Mais c'est son fils Emile
André qui crée la scierie-boissellerie, connue de tous les anciens du
village La boissellerie produit brouettes, fléau, joug, chaufferette et quantité de petits objets de la vie quotidienne. |
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En 1895, l'entreprise
adhère au syndicat de l’Andelle. La chute est déclarée à 2,20m et sa
force à 11,4 chevaux soit 8,4 kW. On note aussi l’adhésion de la « petite
filature » exploitée par Mr Mouquet à Ménesqueville. L’industrie à Rosay s’éteint avec sa fermeture en 1980. |
![]() La boissellerie du
Roule
à droite trois frères Picard. En veste noire
à gauche,
Mr Parravez, maire de Rosay en 1922. |
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La boissellerie des Etablissements Gilles-Halipré vers 1905-1910. Sur ce cliché est présent la totalité du personnel. Les chaufferettes, production principale. debout de gauche à droite: Léon PARRAVEZ, maire de Rosay en 1922, Roger PICARD, Albert PICARD fils, Albert FORTIER, Albert Sénateur Picard , Ernest Saquet dont l'épouse tient le café du Roule et Mr LAVAL le contre-maître assis: est-ce un autre Picard ou un ami de la famille? il est présent sur une photo de mariagede cette famille. |
| Les fardiers |
| La famille Rouland exploitait la ferme du Roule qu’elle louait au Comte de Valon, le propriétaire du château de Rosay. Outre les travaux de culture et d’élevage, la famille complétait ses activités par le transport des billes de bois de la forêt de Lyons vers les scieries de la vallée de l’Andelle. La ferme disposait d’une dizaine de chevaux et pouvait ainsi constituer trois attelages. On les appelait les fardiers. |
![]() Cliché en forêt de Lyons près de la ferme des Fieffes à Rosay Assis : Mr Martin, un sabotier qui demeurait aux Maisons Blanches A droite : André Rouland Au fond tenant le cheval : Clodomir Rouland |
![]() La Grande Rue de Charleval vers 1935 (devant l’actuelle 2002 boulangerie Delande et le salon Evelyne Coiffure) Trois attelages dont un, hors cliché. Le convoi se rendait à la scierie de Douville sur Andelle en tête : Mr Derly au fond : André Rouland |
![]() La ferme du Roule. Le bâtiment derrière le pigeonnier a disparu depuis longtemps. (photo de l’abbé Bretocq) |
![]() La famille Rouland pose dans la cour de leur ferme du Roule vers 1925. Assis : Charles Rouland le père, Charles Rouland le fils né en 1916, Juliette Rouland Debouts de gauche à droite : André Tellier, Lucienne Rouland, Mr Fletcher couvreur, Madeleine Rouland son épouse, Louise Bléasse, André Rouland. |
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Les
grands-parents maternels de Louise Bléas (toujours en vie en 2006) avaient
travaillé à quelques pas de là à la filature de coton du Roule.
Sur ce dernier cliché, trois personnes impliquées dans l’action des résistants de l’O.R.A à Mortemer les 23-24-25 Août 1944. André Tellier et Charles Rouland, enfant sur ce cliché, avaient réussi à se sauver lors de l’encerclement du secteur de Mortemer par les allemands le 24 Août peu de jour avant la libération. Ils se cacheront quelques jours dans le kiosque de la résidence secondaire de Mr Alemme, proche de cette ferme. Louise Bléasse leur portera quelques nourritures. |
| Les marchands de bois et de grumes |
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