|
Les recensements
depuis le XIIIeme siècle
|
|
année
|
population
|
année
|
population
|
|
1260
|
600 *
|
1891
|
657
|
|
1729
|
840 *
|
1909
|
601
|
|
1773
|
847 *
|
1968
|
485
|
|
1810
|
680
|
1982
|
443
|
|
1830
|
700
|
1989
|
452
|
|
1840
|
919
|
2000
|
469
|
|
1869
|
923
|
||
| * On comptabilisait à ces époques
les feux. Un feu (foyer) a été estimé à 6 personnes |
|||
| En 1775, il se tient aucune foire, ni marché, ni commerce et aucune manufacture. Les habitants cultivent la terre (blé, seigle, orge, avoine), sont ouvriers forestiers. Les femmes filent le coton. Dans les cahiers de doléances du village, l'opposition à l'implantation de manufactures de coton est clairement affirmée. En 1830 et bien avant, les familles accueillent un grand nombre d'Enfants Trouvés de Paris. | |
|
Rosay en 1860
selon Charpillon et l’annuaire du département de 1868 |
|
|
|
|
|
Les deux moulins
|
|
|
|
|
![]() Le moulin de la Bretêque en nas à droite Au fond, la route de gaillarbois |
|
Le moulin de l’église. Construit par le comte de Léon de Valon vers 1860, on y produit de la farine. Jusqu'en 1925, le locataire est Edmond Saint-Martin. Lui succède alors M.Leclerc mais victime de sa mauvaise gestion, celui-ci cède le bail à Armand Dupuis en 1934. Ce monsieur, par ailleurs député, rachète le moulin en 1936 au comte de Valon, alors en graves difficultés financières. Eugène Delaruelle est engagé pour la gestion du moulin. Le 18 Juin 1957, à la fermeture définitive du moulin, il fonctionne jour et nuit et moud 10 tonnes de blé par jour. |
|
![]() La demeure du moulin, près de l'église. |
|
|
|
|
|
Ci-contre le camion du moulin en 1942. Le camion précédent avait été réquisitionné avec le chauffeur André Tellier par l'armée française en 39. Suite à l'incendie du moulin de Ménesqueville en fin d'année 40, le camion de cette entreprise est racheté par A.Dupuis. Il sera équipé d'un gazogène par une entreprise de Courbevoie, en 1941. |
![]() |
![]() Le personnel du moulin de l'église vers 1941 de gauche à droite: Paul Evrard, ancien ouvrier de M.Crespin de Charleval, André Queval, André Tellier, le chauffeur, Pierre Hardy, jeune en formation, Alfred Orpi, retraité et Jacques Delaruelle |
|
| Durant la guerre, les allemands estiment qu'il y a trop de personnel au moulin. Ils exigent que M.Dupuis fournisse un homme pour le S.T.O. Celui-ci désigne le plus jeune, Jacques Delaruelle qui se cache alors dans une ferme près de Bouafles, employé comme garçon vacher. Pendant ce temps, Armand Dupuis use de son influence de député et assure aux allemands que ce jeune est débile et incapable de quoi que ce soit. Ayant obtenu gain de cause, le jeune Delaruelle peut revenir au village une semaine plus tard. | |
![]() Le moulin personnel du moulin de M.Crespin à Charleval, avant la guerre Une concurrence entre le moulin de Charleval et de Rosay s'était créée sur la beauté des attelages |
|
|
Les fermes entre 1900 et 1950 |
|
| La ferme de la Campagne appartient à Georges Soudan avant la guerre. Elle sera reprise au début des années 50 par son gendre Jean Béharel qui sera maire durant trois decennies au village. | |
|
|
|
Comice agricole de Lyons la Forêt - années 55-60 Marcel Sellier représente la ferme Béharel sur un tracteur Zettor |
|
Bineuse à betteraves en 1955 Jean Béharel, son fils et Marcel Sellier |
|
Moissonneuse-batteuse conduite par Marcel Sellier |
|
|
|
|
Arrachage de betteraves à la main au début des années 60 Marcel Sellier, Robert Damas, ? , Jean Béharel. |
|
La ferme du Fief d'Authuit appartient à Charles Daré durant la seconde guerre mondiale. |
|
![]() Portée de cochons au Fief d'authuit avant-guerre. Madame Voy (Louise Sellier) employée de ferme |
|
| La ferme du Chêne-Varin est la propriété du Comte de Valon jusqu'à sa disparition en 1940. La ferme est exploitée durant la guerre 14 par les soeurs Libercé, la famille Halleur dans l'entre-deux guerres et la famille Galhaut à partir de 1940. La ferme est vendue par adjudication en février 1942. | |
![]() Attelage au Chêne-Varin conduit par René Halleur vers 1930 |
|
| La
ferme des Fieffes est exploitée par la famille Malfilatre entre
les deux guerres. La famille Dekimpe dirige cette ferme à l'époque
de la seconde guerre mondiale. La ferme du Roule est exploitée par la famille Rouland entre les deux guerres. |
|
|
Les distilleurs
appelés "bouilleurs de cru"
|
|
![]() Le bouilleur de cru se déplace à Rosay, ainsi que dans les autres villages du canton. Cliché des années 1940-50 |
|
![]() Septembre 2006, à Beauficel, la tradition se perpétue. |
|
|
Les cafés,
commerces et artisans entre 1900 et 1950
|
|
| Les cafés et épiceries-buvette | |
Epicerie-buvette de Mme Petit au-dessus de l'église. Cette épicerie avait été créée par Victorine Dupont en 1900. |
|
![]() La maison des frères Max et Jean Dupont Debout leur grand-père sert une bouteille. Epicerie-buvette : Mme Dupont, grand-mère de Max et Jean L’épicerie descend sur le bord de la rue des maraîchers puis fermera en 1932. Les anciens du village se souviennent des deux petits-enfants, Max et Jean, déjà bricoleurs. Ils avaient installé le téléphone entre le café, l’épicerie et les autres maisons. Leur père, à l’occasion d’une vendue, avait récupéré l’installation d’une maison bourgeoise. Le café descendra près de l’épicerie et disparaîtra à la guerre. |
|
![]() Le café de la place tenu par A.Lebas puis M.Pigné |
|
Bar-tabac Antime Boulanger Bar-Tabac : Antime Boulanger puis plus tard épicerie Lalisse. Bal toutes les semaines avec piano mécanique. |
|
![]() Le café de Mme Degisors, rue de la République durant la guerre 14 |
|
|
Le café
du Roule tenu par Mme Saquet puis dans les années 40 par M.Gallard
![]() Ci-dessus, de gauche à droite sur la carte postale, vers 1923 Le photographe et sa voiture, Ernest Saquet propriétaire du café, Léopold Alciliade Saquet, Blanche Saquet, deux filles du village, Flora Saquet (épouse d’Ernest et mère de Blanche) Le café situé au sommet de la côte, route de Lyons est tenu par Mme Saquet. Il est le point de rendez-vous des ouvriers de la boissellerie et des forestiers. Anecdote tout à fait étonnante sur ce café du Roule. Narcisse Vaillant (né en 1805) stoppe en forêt de Lyons un carrosse dont les chevaux se sont emballés. Quelle n'est pas sa surprise d'en voir descendre l'Empereur Napoléon III ! En récompense, l'Empereur lui propose la Légion d'Honneur ou un débit de tabac. Le père Vaillant lui rétorquera alors : " Sire, je préfère la Légion d'Honneur mais je ne suis pas riche, alors je choisis le débit de tabac ". Vers 1920, son petit-fils Ernest Saquet et Flora, son épouse, tiendront le café. Ils le revendront vers 1930 à la famille Gallard pour acheter un café-épicerie à Rouen. (anecdote rapportée dans un email de décembre 2001 par François Postaire, Léopold Alciliade Saquet étant son arrière grand-père maternel .) |
|
| Les boulangers | |
| Boulangerie
Delarue ( en lieu et place des actuels ETS gambu) disparait dans les années
50. Sur la place, Antime Boulanger puis M.Vitcoq dans les années 40. Cette boulangerie-patisserie ferme ses portes au début des années 80. |
|
|
|
|
|
|
|
| La mercerie | |
![]() La mercerie Lointier, rue principale après la boucherie, vers 1940. Assis à droite : Edmond Beauclé ancien maire |
|
| Les ferronniers | |
|
Maréchal-ferrant : Mr Ropital rue des écoles
Charron: Edmond Beauclé, route de la forêt.
A droite, Edmond Beauclé, futur maire de Rosay. Au centre, ses parents, vers 1910. L’atelier se situait au départ de la route de la Forêt, sur la droite où se trouve actuellement un garage. Edmond Beauclé avait possédé la première bicyclette à Rosay ! |
|
![]() |
|
|
Rosay en 1990
analyse de Rosay Infos 1990 |
|
|
La chute démographique entre le 19ème et le 20ème siècle peut s'expliquer par: - la disparition des métiers forestiers et annexes (sabotiers) - la disparition des usines tirant leur énergie de la rivière. - Les emplois perdus en 10 ans: moulage matières plastiques (80 emplois); chromage nickelage (12 emplois); fleurs artificielles (10 emplois + travail à domicile) - La mécanisation de l'agriculture - La création de métropole d'activités Il faut également souligner qu'en 1989, une résidence sur trois est "secondaire" |
|
|
La fermeture du dernier commerce de Rosay en 2002 |
|
|
Le dernier commerce à Rosay, la boucherie Roussel,
ferme sa boutique fin septembre 2002.
|
|
![]() Article de L'Impartial du 3 octobre 2002 "On a vécu 34 années exceptionnelles à Rosay et ce n'est pas par hasard si nous restons dans la commune. On avait pris M.Delarue, notre prédécesseur, pour un fou parce qu'il était resté en place pendant 28 ans. On a fait pire..." |
|
![]() La municipalité et les habitants rendent hommage le 12 octobre 2002. Françoise et Jacky Roussel, par ailleurs largement impliqué dans la vie locale. Entre eux, leur plus ancienne cliente, Mme Rolland. |
|