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Au début du printemps 1941, la promulgation de la loi créant
la retraite des vieux a, selon le préfet de l'Eure, un profond retentissement
dans l'opinion publique " Les vieux travaillleurs de l'Eure remercient
la Maréchal Pétain, écrit un certain Lequet. Que peuvent penser nos
sénateurs qui n'ont jamais eu le temps de voter cette loi, que la Chambre
de députés avait adoptée à l'unanimité ? Il a fallu la venue au pouvoir
du Maréchal Pétain, qui incarne le droit et la justice, pour faire aboutir
ce que 900 hommes, n'avaient pu réaliser " |
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6 septembre 1941 : (JA) 6 décembre 1941 |
![]() L'intimidation des populations. Des affiches de cette nature paraissent régulièrement à la une de l'Impartial. |
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7 février 1942 17 mars 1942 Le fréquent passage depuis la fin de l'été
1943 de forteresses volantes par vagues énormes, sans que la chasse,
ni la D.C.A. n'interviennent, est interprétée par l'opinion du département
comme le signe d'une prochaine défaite allemande. Malgré un intense
propagande appuyée par l'image des cadavres et des maisons en ruine,
le pouvoir n'arrive pas à retourner l'opinion en sa faveur. |
14 janvier 1939 31 mai 1940 17 mai 1941 30 octobre 1941 17 février 1942 |
| 2 octobre 1942 Monsieur Pichard est décédé le 19 juin. Le préfet prononce la démission d'office d'Edmond Beauclé et refuse pour des raisons d'opportunité locale de confier les fonctions de maire à l'un des membres du conseil. Le préfet nomme maire le Lieutenant-Colonel Clausse 7 octobre 1942 Le préfet désigne Charles Daré comme adjoint en remplacement de M.Grout démissionnaire. 10 novembre 1942 Comité d'assistance aux prisonniers de guerre. Président : René Clausse Trésorier : Delaruelle Secrétaire : Compagnon Nouveaux membres : l'abbé Bretocq, Lucien Lecoeur instituteur, Louis Meunier, Eugène Rouart, André Paris La contribution pour les chemins vicinaux passe de 2 à 3 journées. Mlle Amandine Burel assure le nettoyage des salles de classe. La commune compte 507 habitants |
![]() Jules Pichard maire de Rosay de 1929 à 1942. Jules Pichard avait été instituteur à l'école de Ménesqueville |
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Dans l'arrondissement des Andelys, ce sont 28 maires qui sont révoqués. Ce chiffre trahit à la fois la revanche sur le front populaire (représenté par le radical A.Forcinal, déporté) et l'acharnement épurateur du sous-préfet des Andelys. 27 janvier 1943 |
Dès le début du mois de mai, de nombreux réfugiés
du nord de la France et de la Belgique fuient devant l'avance allemande.
Le 5 juin, la gare de Charleval est bombardée. On ne compte que
trois morts à Charleval mais la peur envahit tous les esprits. Dans la journée du 10 juin, les allemands arrivaient et débutaient une occupation qui allait durer 4 ans. En novembre et décembre 1940 |
Les communes doivent fournir la liste des hommes de 18 à 60 ans. A partir de 1943, rendez-vous devant la maison du maraîcher Queudray avec pelle et pioche. Note de la Feldkommandantur d'Evreux le 1er juillet 44 Les ponts et chaussées ont reçu l'ordre de creuser avec l'aide des hommes de 18 à 60ans des trous-abris de 50cm par100cm et 140 cm de profondeur de chaque coté de la route tous les 50m. De plus il faut planter un pieu derrière et y accrocher une botte de paille. Les trous-abris sont à creuser le long des diverses routes du département. Les salaires doivent être payés sous forme d'avance et réclamés ensuite à la Feldkommandantur qui les remboursera. Surveillance des voies ferrées Les hommes doivent se présenter au secrétariat de la mairie à partir de 18h30 pour recevoir un ordre de réquisition pour la garde des voies ferrées. Pièce d'identité et brassard. La sous-préfecture informe le 22 septembre 1943 que l'autorité allemande a ordonné la protection de la voie ferrée de Charleval à Serqueux (km 104 à 113) Les postes de garde sont à Charleval, Perriers et Vascoeuil dans les salles d'attente des gares. Au premier poste de Charleval seront affectées les communes de Grainville, Ménesqueville et Rosay avec pour consigne la surveillance des km 104 à 107. Le personnel requis est responsable de la portion de voie dont il a la garde et passible de poursuites correctionnelles. Les requis par commune se répartissent ainsi : Charleval : 7 hommes Grainville : 2 hommes Ménesqueville : 2 hommes Rosay : 4 puis 5 hommes à partir du 28 juillet 44 |
| L'avion anglais tombé au Bout du Haut En septembre 1943, un avion de reconnaissance anglais est abattu dans les plaines de Mr Soudan, au Bout du Haut. Le pilote est sauf et réussit à s'échapper. Des charretiers, employés par la ferme, étaient présents à ce moment. Il est probable qu'ils ont facilité la fuite de ce pilote. Par ordre des autorités d'occupation la garde de l'avion sera assurée cette nuit du 7 au 8 septembre par les habitants dont les noms suivent : de 9h à 11h : Beauclé André et Moisant André de 11h à 1h : Compagnon Lucien et Lecoeur Lucien (instituteur) de 1h à 3h : Delatre Georges et Robert Emmanuel de 3h à 5h : Plaisant Félix et Lamotte Marcel de 5h à 7h : Maillard Edmond et Paris André La consigne est simple: interdire l'approche de toute personne et empêcher le prélèvement de toutes pièces de l'appareil. |
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Le bombardement des Andelys, évoqués quelques années
plus tard dans l'Impartial 20 mai 1944 Le 22 août 1944, bombardement de la scierie mobile de
Ménequeville |
![]() Souvenir du camp de Sissonne (Aisne) en 1939 André PARIS, au premier rang sur la droite avec la plaque "LES AS" André Paris est mobilisé en septembre 37 aux annexes de l'école Saint-Cyr comme ordonnance d'un officier. A peine démobilisé en 39, il est rappelé. En mai, la troupe fuit en direction de Bordeaux, durement bombardée. Son unité repart pour Saint Maxant. André est libéré en septembre à Albi. Il rend son uniforme pour revêtir celui que l'on appelait "le costume Pétain". Le retour se fait en train jusqu'à Vernon puis sur le toit d'un car vers les Andelys et se termine à pied!. Réquisitionné pour la surveillance de l'avion abattu à Rosay et deux fois pour la surveillance nocturne de la ligne de chemin de fer. |
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Les victimes de guerre |
![]() Croix de Guerre 13 juin 1947 |
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![]() Robert PASSELEU 2ème classe 93ème Régiment d'Infanterie d'Evreux. Mle 803 |
Robert Fernand PASSELEU est né à Bourg-Beaudouin
le 8 novembre 1917. Il se marie à Rosay en janvier 1936 et n'aura
pas d'enfant. Ouvrier agricole à la ferme de Charles Daré au Fief d'Authuit, il est sous les drapeaux au début de l'année 1939. Il enchaine avec la mobilisation en septembre. "Soldat courageux et dévoué; grièvement blessé par éclat d'obus à son poste de combat à Crécy au Mont le 4 juin 1940 a succombé à ses blessures." La présente citation est accompagnée de l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile d'argent. Bernard MAGNAN, mort pour la France recherches en cours |
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Jean-Marie BLEAS, victime civile des bombardements. Jean-Marie Bléas est agent de chemin de fer à la gare d'Etrépagny lorsque la guerre éclate. Récemment marié, le couple s'est installé dans un logement fourni par son employeur. Le 6 juin 1940, la gare est bombardée par l'aviation allemande. Ordre leur est signifié de partir pour la gare de Dreux. Dans la nuit du 10 au 11 juin, 60 hommes à qui on a donné l'ordre de se regrouper dans un abri sont bombardés. Il n'y a pas de survivants. Au nombre des victimes se trouve Jean-Marie Bléas. Son beau-père, parti à pied aux nouvelles à Etrépagny, apprend que son gendre a été envoyé à Dreux. Ce n'est qu'en Juillet que l'épouse de Jean-Marie sera informée du décès de son époux. Epreuve supplémentaire pour elle, on la prie de quitter son logement. Heureusement, ses parents à Rosay pourront l'accueillir, elle et ses deux enfants. |
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| Les prisonniers
de guerre |
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![]() Le cliché ci-dessus est en ligne sur le site depuis 2005. Et c'est en janvier2022 que le petit fils de Paul Maucarré, Tangi Poulain, constate que son grand-père possède la même photo, et qui plus est, que les deux prisonniers sont amis. |
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![]() Arbeits kommando 1319 Stalag XI B Raoul PICARD envoie cette photo à ses parents. "souvenir de captivité en allemagne en septembre 41. Celui qui est devant moi est mon camarade confident comme je suis le sien. Bons baisers " Raoul Picard est le 4ème en partant de la gauche, tout en haut. Il pose sa main sur l'épaule de Paul Maucarré. |
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« Paul Maucarré, né à Ménéac (22) en 1907, était jardinier à Stains. Fait prisonnier de guerre, il a été affecté au kommando 1319 du Stalag XI B. Syndicaliste communiste, de nature rebelle, “tête de lard”, incorruptible, il a un jour assené une gifle à un allemand particulièrement malveillant. Ce qui lui a valu d’être envoyé dans les mines de Haute Silésie où il a subi les pires épreuves (le froid notamment). Il en est revenu en 1945, dévasté. Il a ensuite exercé comme tourneur sur métal à Fontenay-sous-Bois puis s’est retiré à Ménéac où il est décédé en 1980 ». Témoignage de sa famille. |
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Raoul Picard, né le 24 septembre 1919, est le fils de Lucien Picard, lui-même prisonnier en 14-18. En 1939, il est jugé apte au service militaire à Evreux. Après de brillantes études à Rosay (prix d'excellence du cours supérieur en 1933), il deviendra ingénieur après la guerre . Peut-être que son grand-père Albert Sénateur Picard, ouvrier à la boissellerie du Roule, lui avait donné le goût des sciences et des techniques : il fabriquait des baromètres à mercure en dehors de son travail. A-t-il rencontré son épouse Wanda Franczak à Fallingbast ? Il aura deux fils et décèdera en 1998. |
Il est troublant de penser que ces deux amis confidents des moments durs de la guerre se trouvent réunis de nouveau quatre vingts ans plus tard par la puissance du web. |
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| Les quatre photos ci-dessous, probablement prises au camp de Fallingbostel, fournies par Tangi Poulain, appartiennent à la famille de Paul Maucarré qui transmet ainsi son témoignage. |
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![]() Au deuxième rang derrière le soldat, il semble s'agir de Raoul Picard. |
![]() Paul Maucarré au centre de la photo, casquette de travers. |
![]() Paul Maucarré, en bas à gauche. |
Les sites généalogiques (filae et généanet) ont ouvert des pages consacrées à ce Stalag XI B permettant les échanges ou les recherches aux familles. Les lignes ci-dessous en sont extraites. Des prisonniers ont écrit quelques détails d’une journée type: 6h30 - Réveil brutal. 7h30 - Rassemblement. Pour se rendre sur le lieu de travail, il faut souvent compter entre 1 et 2 heures de marche. Sur place, pendant la mauvaise saison, on fait un petit feu pour se réchauffer avant de travailler. Le menu journalier ne variait guère : un bol de soupe par jour, une boule de pain (1,5 kg) pour 7, 2 rondelles de saucisson, un carré de margarine. Retour au camp pour l’appel de 18h30. Chacun s’adonne alors à ses activités : courrier, lecture, cartes, bricolage. 20h30 : Extinction des feux. Certains, bravant l’interdiction, allumaient des lampes à graisse avec des mèches trempant dans de l’huile ou de la margarine… recherche d'amis de mon pere stalag XI B fallingbostel - Filae.com STALAG XIB Prisonnier de guerre - Page 2 - Forums Geneanet prisonniers-de-guerre-Stalag-XI B-Fallingbostel | prisonniers de guerre |
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![]() Clodomir Rouland prisonnier en Allemagne |
![]() Clodomir Rouland est prisonnier dans une ferme en Allemagne, près de la frontière autrichienne. Il ne s'est jamais considéré maltraité. Parti à la guerre en 39 avec un billet de 5F, il sera fier de revenir en France avec ce même billet qu'il s'était efforcé de ne pas dépenser. L'envoi à son épouse de cette photo a été visé par la censure allemende |
![]() Le retour des prisonniers en 1945. de gauche à droite,assis: Jean Rivette, Tranchard?, Duval, Lecomte, debouts: Clodomir Rouland, Maurice Beauclé, Gabriel ?, Tranchard?,Raoul Picard, ? Absent sur le cliché, Emile Rouland qui reviendra plus tard d'Allemagne Photo prise et dédicacée par l’abbé Bretocq |
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| Les soldats | |
![]() Maurice Beauclé à gauche. |
![]() Marius ROLLAND |
| Marius Rolland est employé à la laiterie de Ménesqueville comme chauffeur. Il sera le seul homme de Rosay, mobilisé le 39 septembre 1944. Placé sous le commandement anglais dans le 3ème groupe de transport de la 2ème Compagnie, il est envoyé à Cherbourg.. A partir de décembre, il passe sous commandement français, affecté au transport dans le nord de la France. Marius Rolland est libéré en septembre 45. | |
Les familles Malfilatre et Josse |
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Lucien, le plus jeune, vit à la fin de la guerre dans la région de Toulouse. Il a trois enfants et accueillera provisoirement les enfants Josse à la fin de la guerre. A l'âge de la retraite, les parents Malfilatre quittent la ferme des Fieffes pour s'installer plus bas au Vaumichon. Alphonse décède en avril 1941. Son épouse Orphise reste seule et s'occupe des trois orphelins jusqu'à la fin de la guerre. Elle décède à l'Hospice des Andelys en 1958 |
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![]() La famille Josse au complet vers 1940, de gauche à droite: Raymond, Bernadette l'aînée, Marguerite Josse, Paul fils et Paul Josse |
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![]() La maison du Vaumichon où les parents Malfilatre vivent |
![]() La maison à la sortie de Ménesqueville où est arrêté le couple Josse en juillet 1943. |
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Joseph Malfilatre, père, conseiller municipal en 1922 |
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L'arrestation en juillet 1943 Au début de l'été
43, les allemands, ne trouvant pas la maison des époux Josse à Ménesqueville, se rendent chez la grand-mère au Vaumichon. Joseph, qui est revenu au foyer familial, les conduit à Ménequeville. Lorqu'il comprend que l'on va les arrêter, il prend fait et
cause pour sa soeur. De tempérament coléreux, il insulte les soldats puis se bagarre avec eux.
Ce sera assez vigoureux puisque les voisins apercevront des traces de
sang sur le chemin. Alors qu'il n'était pas recherché
par les allemands, il se retrouve embarqué avec sa
soeur et son beau-frère. Les trois enfants d'une dizaine d'années
sont laissés sur place et la grand-mère vient s'en occuper quelques jours.. Les destins de Paul et Joseph seront liés. On ne sait rien d'eux durant un an. Paul Josse et Joseph Malfilâtre figurent dans le registre du convoi en partance de Compiègne pour l’Allemagne le 28 juillet 1944. Le camp Royallieu à Compiègne est le seul camp en France dépendant exclusivement de l’administration allemande. En 1941, Royallieu est devenu un camp de concentration permanent pour résistants, civils pris dans des rafles. |
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| Les villages de Rosay et Gaillarbois conservent les inscriptions d'une famille décimée par la déportation. | |
![]() Plaque hommage à la mairie de Gaillarbois, près de Rosay |
![]() Le Monument aux Morts de Rosay |
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Bernadette est placée dans une maison comme employée Paul est décédé en 1993 et sa soeur Bernadette dans la même période. . |
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![]() Cliché pris le 23 juillet 1944, un mois et demi après le crash. Deux croix fleuries ont été dressées sur les lieux. Un débris de la carcasse est encore présent. |
Un bombardier Lancaster, en mission de bombardement sur Etampes, est abattu
à la Villenaise dans la nuit du 9 au 10 juin 1944 entre le Chêne
Varin et la Villenaise. |
La cérémonie militaire le lundi de Pentecôte 27 mai 1996 |
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L'initiative de cette dérémonie revient à Pierre Madry, originaire des Hogues. La cérémonie militaire a eu lieu le lundi de Pentecôte 27 mai 1996 à 15H00, en présence du général anglais de brigade aérienne Eustace, et nous avions posé la veille ou l'avant-veille avec Pascal Dutac, adjoint au maire des Hogues, la croix de bois qui ne comportait pas le jour même de la cérémonie, la plaque commémorative. Elle sera quelques jours plus tard." |
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Honneur à son équipage, disparu au combat : |
Cette photo de John Holden a été prise |
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| Le dépôt d'une gerbe le dimanche 6 juin 2004 |
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Claude Guéroult et Jean Duval, tous deux de Lyons, rendaient
hommage à ces victimes de guerre en déposant une gerbe de fleur au pied de la croix. |
| Un autre avion abattu dans le secteur en 1941 | |
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| En
ce qui concerne la guérilla, plus de vingt attaque ont été réalisées,
dont la moitié par l'O.R.A. section de Lyons la Forêt : trois attaques
de train sur la ligne Charleval-Serqueux, quatre attaques contre des cantonnements
et un bureau de division S.S. , quatre autres contre des convois et un
camion blindé ; coups de main et actions de harcèlement contre des patrouilles
et détachements se sont poursuivis au nord d'une ligne Fleury-Manneville
les 8,21,23 et 26 août occasionnant presque toujours des pertes pour l'ennemi,
le chiffre le plus élevé étant celui du 26 août où 10 S.S. furent tués
par deux francs-tireurs de l'O.R.A., à Fleury la Forêt. Les actions de l'O.R.A.du secteur de Lyons la Forêt Octobre 1943 : Constitution d'un groupe de résistance à Lyons la Forêt, le Tronquay, Rosay, Charleval, Les Hogues, Lisors Roger Thuret et Charles Viard Chef de secteur : Charles Viard jusqu'au 26 mai 44 (déportation) puis Roger Thuret Adjoint au chef de secteur : Louis Régnier. Chefs de groupe : Regnier, Saintier , Lemoine, Balmino, Cerissier, de Ronceray. Novembre 1943 : Recherche et détermination d'un terrain d'atterrissage. Roger Thuret, Charles Viard et Louis Regnier 10 février 1944 : parachutage de 15 cylindres d'armes par la R.A.F. Février 1944 : transport d'armes du Tronquay à Rouen Mars et avril 1944 : Inventaire des armes et répartition entre les différents dépôts. Transport d'armes de la Seine Inférieure à l'Eure. Garde permanente du terrain de parachutage au Tronquay. Démonstration d'armes à Lyons la Forêt chez Viard Mai 1944 : Démonstration d'armes au Tronquay Répartition d'armes Juin et juillet 1944: Sabotage de circuits téléphoniques Charleval-Serqueux ; Charleval-Gisors et Paris-Rouen Attaque contre un train Pont Saint Pierre - Serqueux Sabotage des poteaux anti-planeurs du secteur Août 1944 : Attaque d'un train Charleval-Serqueux Attaque d'une patrouille allemande près de Charleval Attaque d'une patrouille allemande près de Manneville, 2 allemands tués 23 août 1944 : L'embuscade et le massacre de Mortemer. Un allemand blessé, 8 F.F.I capturés et fusillés, 3 prisonniers F.F.I. disparus. Voir la page consacrée cette opération 24 août 1944 : attaque d'un camion allemand au Tronquay, continuation et intensification du sabotage. 26 août 1944 : attaque de S.S. dans la région de Fleury la Forêt, en collaboration avec un détachement anglais, 10 S.S. tués. 27 août 1944 : Opérations de nettoyage. 11 prisonniers et capture d'un important matériel. |
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| En 1941, les allemands imposent aux communes de se doter d'équipements sportifs. Un terrain de football est aménagé au Fol Accard. Un vestiaire en bois est installé dans l'impasse du Fol Accard, au niveau du retrait du mur du château. A l'autre extrémité du terrain, un portique et un espace sportif a été aménagé pour les écoliers. |
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Ce baraquement en bois est le vestiaire de l'US Rosay en 1941. |
Le vestiaire était installé à cet angle du mur du château. Pour créer un dégagement, on avait coupé la haie en face. Elle n'a jamais été replantée. |
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Match à Rosay au Fol Accard. On reconnait au fond le mur d'enceinte du château. |
Le club de l'US Rosay joue dans le championnat de 3ème
série. Les joueurs sont assez nombreux pour constituer une
équipe première et une équipe réserve.Goal
Léon Bourgeois Dans ce championnat, sont inscrits les clubs de l'arrondissement : CSA (R) Les Andelys Dangu Sport Excelsior du Thil US Etrépagny US Tronquay CS Coudray CS Gaillarbois ES Les Hogues GS Touffreville FC Charleval JS Fleury AS La Feuillie |
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Quelques résultats rapportés
par la presse. Les brillants résultats de la première saison 41-42 n'avaient malheureusement pas eu de suite. Athlétisme : La fête sportive organisée
par l'US Tronquay connaissait un vif succès le 20 mars 1941 avec
plus de 100 concurrents venant des clubs de Charleval, Ry, Fleury, Pont
Saint Pierre, Les Andelys, Le Tronquay. L'impartial rapportait les résultats
de cette réunion dans toutes les catégories . On pouvait
noter la deuxième place au 400m cadet du jeune Delacour de l'US
Rosay Cyclisme : le vélo club d'Evreux organisait le 14 juin 1942 sur une distance de 140 km le Grand Prix de la Pommeraie. Appel était lancé dans l'Impartial à tous les cyclistes du département. |
Depuis plusieurs jours déjà, des allemands passent en plus ou moins bon ordre, camouflés comme ils le peuvent avec des branchages sur les véhicules. Un canon de 105, caché dans une propriété du Vaumichon, bombardait Bacqueville. Deux autres étaient en position au Roule et au Bout du Haut. Ils ne pourront guère être opérationnels longtemps car les munitions ne leur parviendront pas. Au Roule, les allemands ont dissimulé un char. Adrien Bléas se souvient de ce SS venu demander de l'eau à la maison de ses grand-parents et qui par méfiance préfèrera boire l'eau de la Lieure. Il se souvient aussi de ces deux ou trois cents chevaux cachés sous les pommiers qui étaient utilisés par les tringlots allemands. Dans la retraite, les allemands réquisitionnent tout moyen de transport. Il ne fait pas bon circuler avec son vélo. Au Roule, les allemands se rendent chez Monsieur Savary, le directeur de l'entreprise de matériel électrique. Ils ont appris qu'il possédait une Traction qu'il avait pris soin de cacher sous du foin dans l'un de ses bâtiments. Les allemands s'impatientent et menacent de l'exécuter. Heureusement, il n'en sera rien.. |
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![]() La maison de la famille Rolland, au Bout du Haut, en août 1941. |
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| Deux jours avant la libération, en soirée, un commandement SS s'installe au domicile des parents d'Huguette Rolland qui héberge déjà ses cousins Jan de Charleval. S'agit-il de hauts-gradés? Huguette ne le saura jamais. Ces officiers disposent d'un cuisinier en tenue. Ils ont collé le camion à la maison, installé une radio dans la chambre. Les soldats dormiront dans le foin au grenier et les gradés sur des matelas en bas. Tout ce monde part précipitemment dans la nuit, sans avoir créé plus de soucis à la famille. |
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| Le
mardi 29 août sera une journée particulière, étrangement
calme. A Ménesqueville, les allemands abattent les arbres en bordure
de la route pour retarder l'avance des alliés. Le jour du départ des allemands, il manque à l'appel un certain Frantz. On insistera mais sans plus de succès. Frantz qui parlait bien le français avait organisé sa libération. Personne n'entendra plus parler de lui. La libération du village a lieu le 30 août au matin. Les derniers allemands sont partis discrètement dans la nuit. De très bonne heure, au Bout du Haut, un véhicule de reconnaissance rentre dans le village. Il vient du Chêne-Varin. Vers neuf heures, des blindés canadiens remontent la côte de Ménesqueville et passent devant le monument aux Morts. Le village est libéré. Dans la journée, un char canadien sautera sur une mine. Un cordon sanitaire, mis en place par les militaires, empêchera la population de savoir s'il y a eu des morts. Au soir de la libération, le maire, le colonel Clausse est retrouvé mourrant au pied de la côte de l'église. Transporté à son domicile à 100m de là, il décède peu après. Que s'est-il passé? Difficile de le savoir. Il avait été installé comme maire par les autorités préfectorales et savait qu'il devrait rendre des comptes pour cela. Certains affirmeront qu'il aurait mis fin à ses jours en s'empoisonnant. D'autres pensent, aux dires de son épouse, qu'il voulait monter au village pour s'expliquer devant la population. Il aurait été pris de malaise en chemin. A la libération, l'abbé Bretocq est arrêté et emprisonné deux jours. Le dimanche suivant, libéré, il plaisante avec ses paroissiens lors du sermon dominical. Il a voyagé en fourgon cellulaire en compagnie d'une femme de petite vertu! Monsieur Munier sera également inquiété mais on en restera là. On cherche aussi quelques histoires à un ami du curé. Les bûcherons de Lisors, où il travaillait, témoigneront tous en sa faveur. |
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Ce cliché de Michel Picard, comme les 3 autres a été pris le jour de la libération, au Bout du Haut. |
On fait poser aussi les enfants pour ce jour mémorable |
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Rue principale, au Bout du Haut. |
Paulette Jan et sa mère posent avec les soldats canadiens. |
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Les blindés canadiens, rue principale, au monument au morts. Le convoi arrivait de Ménesqueville. |
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![]() Albert Delacour, FFI, sur le pont de la côte du château peu après la libération. |
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